Biographie

26/08/2011

L’ imaginaire est un « muscle » qu’il à la fois nourrir et solliciter… Les aptitudes manuelles, mais surtout,  la mémoire visuelle, les sensations, les émotions sont les éléments précieux et indispensables de la création.

Tout ce qui nous entoure, art et non art, fortifie notre imagination.
Mes cours et stages se basent sur une articulation étroite entre théorie et  pratique.


En 2003, j’ai crée mon propre atelier de sculpture et commencé à accueillir des adultes en formation.

Pour voir les photos de mon travail, c’est la page Galerie du site.

Le dessin interminable…

La sculpture est pour moi l’occasion d’explorer les paradoxes de la SCULPTURE. Le volume indéfini, le monumental sans poids, les formes invisibles, l’effacement, la disparition, le vide

Je cherche à mettre du silence dans la forme

Le passage du réel au virtuel m’intéresse, non pas comme un « on-off » mais comme la durée d’une expérience sensorielle et émotionnelle.

J’utilise le fil de fer comme d’autres l’encre ou la mine graphite… Le tracé dans l’espace devient son propre volume.

Je n’ai pas de support. Je tords le fer comme au fil de la plume. Je trace en 3 dimensions et d’un seul jet. La même ligne définit à la fois face et profil. La même pour tous les axes…

Mes œuvres sont comme  des dessins en mouvement… Un peu comme le fait Picasso, avec son «crayon lumineux », dans le film de Georges Clouzot…

Les volumes que je dessine sont vides. Leur transparence permet de superposer les lignes, créant ainsi de la confusion visuelle.

En évoluant autour des œuvres, l’œil décompose et recompose des images dont la lecture est infinie…

Pas de point final, pas d’achèvement, pas de terminaison, juste un passage, la mémoire du geste…

Mes « dessins » bougent, vibrent, s’animent. Leur mouvement crée parfois de situations impossibles ou des effets inattendus… Des personnages qui se traversent, des têtes qui se mélangent, des situations qui s’inversent, l’endroit qui devient l’envers, le plein qui devient le vide, etc…

Ce qui m’intéresse ce ne sont pas les objets mais le «entre», le vide qui les entoure, pas leur présence mais leur trace quand tout a disparu

Brigitte Brandeau